J’étais dans mon jardin, savourant cet après-midi d’Automne tout particulièrement doux. Le soleil dardait encore quelques rayons qui réchauffent et font regretter d’avoir mis un pull. C’étaient les vacances de la Toussaint, les enfants jouaient ensemble en riant, tout était calme, vraiment c’était plaisant. Et puis en levant mes yeux vers le ciel, je les ai vues, majestueuses, leurs longs cous tendus vers ces terres lointaines qu’elles rejoindront bientôt, elles volaient en formation serrée, pointant d’une flèche simple leur direction, comme pour ne pas se perdre. Rien à dire de plus, c’était fugitif et long à la fois, j’ai trouvé ça très beau.

Puis subitement, s’est insinué dans mon esprit le doute. Sont-elles porteuses de la grippe aviaire ? Présenteraient-elles un danger ? Serions-nous vraiment obligées de nous méfier d’elles ? Me voilà donc en train de cogiter bêtement en voyant un des miracles de la nature…

La grippe aviaire, la grippe aviaire….on ne parle plus que de ça autour de nous. C’est le grand sujet de préoccupation de l’Automne relayé comme d’habitude par les médias à grands renforts de sujets plus ou moins optimistes, de résultats de recherches plus ou moins douteux, d’interviews d’hommes politiques qui s’en moquent comme de leur première chemise mais qui en parlent pour faire comme tout le monde, et de révélations alarmistes soit-disant sensées nous aider à comprendre !

 

La complexité des virus qui nous côtoient sans cesse nous interpellent, nous fait faire des recherches mais là, il suffirait que 2 virus proches se croisent pour que soudainement le genre humain se trouve en danger.

C’est comme si nous nous retrouvions au Moyen-Age pendant la période dramatique de la peste noire…période où les humains se contaminaient sans le savoir puisque la science n’était pas si développée. La grippe aviaire, croisée et mutée avec le virus de la grippe humaine, pourrait bien devenir l’un des nouveaux fléaux à l’échelle mondiale.  

Qu’en penser, que faire, franchement je ne sais pas. Mais l’autre jour, j’ai emmené mes élèves à la fête de la Science dans notre ville. Nous leur avions programmé un atelier sur la préhistoire, le formation et la recherche des fossiles, et notamment, sur Gérothorrax. C’est une sorte de trilobite géant qui a disparu à l’ère tertiaire suite à un des grands cataclysmes terriens. L’atelier était très bien fait pour des enfants et était fort intéressant. On voyait sur des affichages toute la suite des périodes d’évolution terrestre et tous les cataclysmes principaux avaient été mis en exergue. Pour les enfants, il a été simple de voir que de nombreuses espèces avaient disparu et avaient été remplacées par d’autres, que le genre humain était la plus « jeune » des espèces apparue sur Terre. Pour nous autres adultes, le professeur qui présentait cet atelier nous a juste fait remarquer que le genre humain n’avait pas encore été décimé par un cataclysme et qu’il était une des seules espèces dans ce cas. Que probablement cela arriverait un jour mais que les scientifiques ne pouvaient prédire quand cela arriverait, ni de quelle manière.

 

Ca m’a fait froid dans le dos. Alors je ne sais pas plus quoi penser. Juste que cette histoire de grippe aviaire me met mal à l’aise…

Attention, elle arrive... ;-)

 

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