Chaque pas fait craquer l'ancien parquet. Le plafond est haut, quelques vieilles moulures toutes encrassées y sont encore accrochées. Au mur, des tentures anciennes aux couleurs délavées, de vieux portraits de personnes aujourd'hui disparues nous regardent passer. Leurs regards intemporels nous détaillent, leurs objets personnels attirent les nôtres...
Au détour d'un couloir, un tableau étrange dénote : un ensemble de portraits au crayon et encre de chine. Les visages sont tordus, les bouches édentées, les yeux tombants et pourtant si présents. Ils semblent nous interpeller. Les nez trahissent une passion pour l'alcool. Des surnoms dignes des romans de Zola jalonnent les dessins de ces "petites gens du bas peuple". C'est étonnant pour l'époque où l'on ne représentait que les gens de la haute société et les têtes couronnées... Le peintre lui-même se représente avec son nez tordu, ses grandes oreilles percées de deux anneaux. Un monde oublié se révèle à nos yeux du 21ème siècle.
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