Il faut faire la vie dure aux rumeurs et autres mauvaises habitudes qui font croire que l'instit de base termine la journée à 16H30. Oui, il en existe, je ne le nie pas, j'en connais même quelques-uns.

Quant à moi, je crois que je dois forcément faire du zèle pour en arriver là où j'en suis actuellement. C'est pas possible autrement. Ou alors je m'y prends comme un manche à balai.

Avec les nouvelles heures de soutien pour remplacer les heures du samedi, chez nous, enfin je veux dire où je travaille (à force je ne sais plus trop bien où c'est chez moi...), c'est 1H le soir après les cours. A ce moment il est déjà 17H30. Ensuite, rdv avec les parents des enfants en difficulté. (obligatoire a dit l'inspecteur !). Il y a 11 enfants en difficulté dans ma classe. Cette semaine, madame X m'a tenu la jambe jusqu'à 18H45. Impossible de la faire partir. Moi qui suis d'habitude une grande bavarde, je n'ai pas pu en placer une.
Bref, il est 18H45, le chauffage de l'école est coupé depuis 17H30. Avec une hauteur de plafond de 5m, et de vieilles fenêtres pas très hermétiques, la température chute vite dans ma classe. Pas le temps de m'appitoyer sur mon sort. Il reste encore les corrections de la journée à faire.
Ah, j'entends d'ici certains de mes collègues peu zélés qui rigolent. "Ah moi, disent-ils, je ne m'embête pas, je corrige pendant que les élèves sont en classe !"
Ah ben oui, moi, je ne le fais jamais, je préfère être avec eux et les aider. Mais bon, chacun son choix.
Donc, avec mes 30 CM2, et les 6 disciplines que j'enseigne chaque jour, il y a 6X30 exercices à corriger. Donc, 180. Bon calcul. Répartis dans 3 à 4 cahiers différents et autres copies. Car non seulement je corrige les copies, mais aussi les fautes d'orthographe dans les leçons. Bon reprenons notre calcul, 3 leçons par jour x30, donc 90 copies de classeur, plus les 180 exercices... Oui on est à presque 300 exercices à corriger, pour le lendemain, bien sûr. Parce que si je prends du retard une seule fois, c'est fichu !
Fin des corrections, il est 20H30, je suis frigorifiée, la nuit est tombée, je rentre un peu hagarde. Petit dernier est déjà couché. Je cours pour l'embrasser avant qu'il ne dorme. Et surtout, je ne m'asseois pas tout de suite sur le canapé. SURTOUT PAS. Sinon, 5 minutes plus tard, je dors profondément.


Le premier qui dit que les instits ne fichent rien, je lui mets mon poing dans la figure !
(Pour rire, ce dessin de notre excellent Jack sur son site génial !)



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