Le ciel est bas et lourd, et par la fenêtre de toit, je ne vois pas la maison d'en face. D'énormes flocons cotonneux se balancent et atterrissent doucement sur la vitre tiède, où ils se mettent lentement à fondre et dériver. Je jette un plaid chaud sur mes épaules pour traverser la maison encore endormie. Un regard par la fenêtre de la cuisine me fait rester bêtement immobile. Le jardin est recouvert d'une couche de neige d'environ cinq centimètres, où les pattes d'oiseaux courageux ont tracé quelques mystérieux symboles. Le rideau de neige tombe sans s'interrompre. Je frissonne et mets de l'eau à chauffer. Un thé chaud sera le bienvenu.
Je regarde machinalement le calendrier.
Incroyable, j'avais presque oublié que nous étions à la fin du mois de mars...


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