C'est l'histoire d'une instit en dernière année de maternelle… Oui , je sais, ces histoires-là ne font rire que les gens du métier, un peu comme si je me mettais à raconter des choses qui font rire les ingénieurs de centrales nucléaires. Mais croyez-moi, ces histoires de maîtresse d’école, ce sont des histoires où les mots sont souvent ceux des enfants, vous savez ces petites vérités qui sortent de leur mini bouches au moment où on s’y attend le moins, et ces phrases assassines dites avec tant de candeur et d’innocence… Pour mes enfants , je les note ces phrases et ces bons mots, dans des petits carnets, où tous les trimestres, je raconte à chacun d’entre eux ce qu’il sait faire de nouveau, ce qu’il aime ou n’aime pas, ses plus belles bêtises, ses bons mots qui me font toujours rire, son sourire et sa joie de vivre, ses bouderies et ses petits défauts …et il nous arrive ensemble de relire quelques pages du carnet de l’un d’entre eux, quand un des 4 me soutient mordicus qu’il est l’enfant le plus sage du monde, par exemple !

Mais revenons à nos moutons. La maîtresse de grande section de maternelle, c’est celle qui a les 5 ans, le dernier stade avant le CP, la « grande » école. En général, ils sont déjà pas mal autonomes et ils sont avides d’apprendre, c’est fascinant. Mais il arrive quelquefois que certains ne veuillent pas trop grandir, c’est un peu tôt pour eux…et pourquoi pas ? C’est comme ça, c’est tout !
Donc voici notre instit de maternelle dans le couloir avant d’aller en récré :
Un de ses élèves lui demande de l'aide pour mettre ses bottes car, en effet, elles sont vraiment dures à enfiler. Après avoir poussé, tiré, poussé, tiré dans tous les sens, les bottes sont chaussées et le gamin lui dit : "Elles sont à l'envers maîtresse".
La maîtresse attrape un coup de chaud quand elle s'aperçoit qu'en effet, les bottes sont à l'envers. Pas observatrice aujourd’hui. Bref..., nouvelle galère pour les enlever, et elle réussit à garder son calme jusqu'à ce que les bottes soient rechaussées, aux bons pieds cette fois.
Et là, le gamin ne bouge pas et dit : "C'est pas mes bottes". A ce moment, elle fait un gros effort pour ne pas se mettre en colère, elle se calme et demande pourquoi il ne l'a pas dit avant. Le gamin ne répond rien. "Bon, allez, on les enlève !" dit-elle et elle se met au boulot. (cent fois sur le métier remettez votre ouvrage…on sait !!)
Une fois la tâche accomplie, les bottes récalcitrantes ôtées (enfin…ouf !!), le gamin reprend : "C'est pas mes bottes, c'est celles de mon frère, mais maman a dit que je dois les mettre quand même".
Là, l’instit a envie de pleurer mais comme patience est vertu, elle entreprend de lui re-re-mettre ses bottes. Pour finir, elle le met debout, lui enfile son manteau, son écharpe et demande : "Où sont tes gants ?". Et le petiot lui rétorque : "Ben, Maman a dit que je dois les mettre dans mes bottes pour pas les perdre."  Scrogneugneu !!!!!!!!!!

Ca vous fait rire, n’est-ce pas ? Moi aussi !!

Mais vive les bottes qui se mettent facilement, les manteaux à glissières, les scratchs sur les chaussures, les pulls où on peut vraiment passer la tête sans arracher les oreilles, euh pour tout vous dire, vive l‘été et les grandes chaleurs, c’est aussi simple que ça !

Chers parents, nous sommes là pour apprendre des choses à vos enfants , pas pour les éduquer, c’est à vous de les rendre autonomes pour qu’ils commencent à s’habiller seuls en grande section …et cela passe peut-être par ne pas forcément acheter les marques chics et peu pratiques et plutôt privilégier les choses faciles à enfiler…

 

 
   

 

Enfin c’est mon avis, et je le partage avec moi-même, c’est déjà ça !

Retour à l'accueil