C'est moi !

nat8.jpg

 

nat5

 

 

Vous êtes là ?

Il y a actuellement 5 ami(es) sur ce blog

Venez  faire quelques pas avec moi sur la route de ma vie...

mots et maux

Hier, j'étais bouleversée. Oui, submergée d'un sentiment de tristesse indicible. Parce que devant mes yeux, une mère, un père et une soeur pleuraient leur fils et frère de tout juste 20 ans, parti trop tôt d'une saleté de leucémie. La photo de ce jeune homme souriant me rappelait combien la vie est courte et précieuse. Je pleurais moi aussi, laissant libre cours à ma peine, tout en écoutant ma propre fille de 20 ans dire quelques mots sur son ami disparu, émue jusqu'aux larmes.

Oui hier j'étais bouleversée.


La vie sait pourtant nous remuer aussi dans le bon sens, elle exacerbe les sentiments d'une façon incroyable et je me prends ce soir à respirer à fond, regarder mes enfants avec des yeux nouveaux, trouvant les petites agaceries du quotidien presque agréables, les défauts des autres touchants... J'embrasse mon confort du regard, parle avec bienveillance même à ceux qui sont désagréables, je souris aux arbres nus, je vis !

 

Merci à toi, jeune homme trop tôt parti, merci de m'avoir rappelé la chance qui est la mienne chaque matin lorsque j'ouvre les yeux, de pouvoir respirer encore et encore. Je te dédie cet article ...

 

fille_bleue.jpg

Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 20:26
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

Numéro 3, 13 ans,  est en fauteuil roulant depuis maintenant 2 mois. Opération courante, avec greffe osseuse, bref, un truc sérieux. L'accompagnement est quotidien depuis l'opération, et heureusement, tout se passe assez bien.

Le collège de Numéro 3 ne peut plus l'accueillir : pas d'ascenseur. Nous l'avons donc fait "scolariser", ou plutôt "hospitaliser de jour" dans une structure adaptée aux enfants en fauteuil roulant pour la fin de l'année scolaire.

Révolte de sa part. Mauvaise humeur et mauvaise foi ...Vive les ados !

Puis il a rencontré Louis, lui aussi en fauteuil et scolarisé dans sa classe. Louis est moins chanceux. Amputé d'une jambe depuis 1 mois 1/2. Louis et Numéro 3 ont sympathisé, Numéro 3 a relativisé son état : " Tu sais Maman, j'ai de la chance en fait. Dans quelques semaines, je serai de nouveau sur mes deux pieds, comme avant. Louis, lui, c'est pour la vie !"

Et moi, j'ai bien aimé ces paroles, merci Louis d'avoir ouvert les yeux de Numéro 3 ... Du coup, fini la révolte, tout allait beaucoup mieux dans la vie de Numéro 3.


Et puis hier, la nouvelle m'a comme transpercée : Louis est décédé à l'hôpital ce week-end. 14 ans ...

Je me sens bizarre parce que Louis, je ne l'ai jamais rencontré, mais je l'aimais bien d'avoir su redonner confiance à mon fils, et ça me faisait bien plaisir de les voir devenir copains.


Alors ce soir, mes pensées et une prière vont tout simplement vers les parents de Louis.


Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 23:49
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Week-end fabuleux en touraine, petit château, verdure, amitié et .... pied cassé !
Vilain caillou.
Bilan : 6 semaines de plâtre.
Ça ne fait que deux jours et je m'ennuie déjà terriblement ...
Heureusement il y a les copines et les copains qui viennent ou qui appellent, merci les copines et les copains !!

Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 19:05
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux - Communauté : Les chapitres de ma vie
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Je sais. Je ne viens plus très souvent ici.
Il paraît que c'est normal. Que le fait de parler à un thérapeute peut donner cet effet étrange de couper l'envie d'écrire.

Beaucoup d'entre vous l'avaient appris, compris ou deviné à demi-mots suite à certains articles que j'avais écrits ici.
C'était à mots couverts car la machine judiciaire était en marche et il m'était difficile de trop m'étendre sur le sujet.
Trois ans après avoir été agressée sexuellement par un collègue enseignant, après avoir vécu des moments très difficiles, après avoir été écrasée par la machine éducation nationale, puis après avoir appris en décembre dernier que l'affaire était classée sans suite par manque de preuves, j'ai enfin décidé de me faire aider pour aller plus loin.

La première étape a été de savoir si j'allais continuer la bagarre judiciaire ou clore ce sujet une fois pour toutes. Une avocate (une personne extraordinaire) m'a aidée dans cette démarche. Aujourd'hui, je veux avancer, et pouvoir dire qu'il y a un "après". Et pour cela, j'ai pris la décision de voir une thérapeute spécialisée dans les agressions comme celle que j'ai subie.

C'est remuant et dérangeant, ça me rend triste quelquefois, c'est difficile, mais nécessaire. Et je suis sûre d'en sortir plus forte.
Alors oui, je n'écris pas en ce moment. Et j'ai du mal à venir vous voir aussi. Mais ce n'est que temporaire. Je ne ferme pas boutique, je prends un peu de champ libre pour mieux me retrouver. Et je ne vous oublie pas.
A bientôt ,

Votre Naturella
Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 10:34
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires
Mercredi 15 octobre :

La femme est assise devant moi, derrière un bureau sans âme. Elle semble gênée, me propose de m'asseoir. Ce que je fais. Elle évite mon regard, triture des trombones, puis pose ses mains sur un dossier. Mes yeux s'arrêtent sur la pochette cartonnée racornie aux coins. Sur le devant s'étale mon patronyme. C'est mon dossier.

Ce dossier qui me cause tant de soucis depuis bientôt trois ans. Ce dossier perdu puis retrouvé, honni et précieux à la fois. Ce dossier qui pourtant ne dit rien de la douleur, de la détresse et des tourments par lesquels je suis passée.
Ces liasses de papiers qui retracent en quelques dépositions toute cette histoire, depuis la plainte jusqu'à aujourd'hui. Toutes ces paroles déposées officiellement et qui pourtant m'accablent. Enfin, non. Elles accablent une personne qui n'est pas moi, une personne que je ne reconnais pas. Ce sont des insultes et des calomnies faciles à proférer. Ces mots horribles resteront dans ce dossier pour toujours. Et comme à chaque fois, toutes les personnes qui le lisent me regardent avec ces yeux du doute. C'est insoutenable.

La femme prend la parole pour me demander comment je me sens. Comme d'habitude, c'est la colère qui m'envahit, et je reconnais aussi cette tristesse qui revient se couler dans mes veines. C'est invariable. Non je ne me sens pas au mieux de ma forme, quand je dois aller au tribunal pour parler encore et encore de tout ça.
Elle ne m'écoute pas vraiment, je le sens. Elle attend bizarrement que je me taise. que ma colère s'épuise. Alors je me tais.

Elle me dit enfin pourquoi je suis là aujourd'hui : La plainte est classée sans suite.
Voilà. C'est tout.Calmement.
Elle me regarde fondre en larmes. Avec un air de ne rien pouvoir y faire.
Non madame, vous ne pouvez rien y faire, vous.
C'est juste cette drôle de justice qui donne raison aux agresseurs qui me fait pleurer.
C'est toute la souffrance  endurée et la fatigue de la bataille qui me fait pleurer.
C'est ma féminité qui en prend un coup qui me fait pleurer.
C'est l'espoir qu'il me restait encore et qui s'effondre brutalement  qui me fait pleurer.

Après quelques mots, elle me sert la main et m'invite à sortir. Retour à l'envoyeur. Les larmes coulent librement, il me faut les laisser sortir. Je reprendrai la bataille plus tard. Pour le moment, j'ai juste envie de m'appitoyer un peu sur moi-même.

Lundi 20 octobre :
Voilà vous savez.
Bizarrement, je me sens comme libérée d'un poids et je reprends dès aujourd'hui la bataille. Parce que je veux pouvoir me dire que je suis allée jusqu'au bout de mes forces pour me défendre.
Juste un mot avant de terminer ce post libérateur, à toutes les femmes comme moi qui ont osé aller jsuqu'au bout de la démarche, même si on ne vous a pas crues, et qu'on vous a traînées dans la boue, comme ça  a été mon cas : nous avons en nous une force immense que beaucoup pourraient bien nous envier. Qu'on se le dise.
Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 19:11
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux
Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires
Elle s'appelle Tracy-Lee. Elle a 18 ans.
C'est ma cousine.
Elle a l'âge de ma fille aînée.

Hier 2 septembre 2008, Tracy-Lee nous a quittés, subitement.

Le message de sa maman :
" Love & miss you so much my love, may you have wings, to fly, fly, fly...!
You will be forever close in my heart, know that you will not be forgotten!!!
All my love,
Mommy
XXX ...
"

Toutes mes pensées volent au-delà des mers vers ma famille américaine.

Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 11:43
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux - Communauté : Les chapitres de ma vie
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Sa voix se brise. Elle pleure à chaudes larmes tout en essayant de m'expliquer ce qui se passe. Je ne me sens pas fière et mes yeux sont humides. J'ai du mal à rester calme et à garder raison. Je  n'aime pas voir ou entendre les gens pleurer. Je finis toujours par pleurer aussi. Mais là, je ne dois pas. Il faut que ma voix reste claire, rassurante, positive et qu'elle le sente à l'autre bout du fil. C'est essentiel pour la suite.
Je maudis intérieurement les 400 kilomètres qui nous séparent. Comme j'aimerais prendre ma voiture pour aller la serrer dans mes bras, lui tenir la main pour que tout soit plus facile. Je lui répète que je l'aime et que tout va bien se passer. Je ne sais pas si elle m'entend ou me comprend. Ces derniers temps, elle n'a plus toujours toute sa tête. Je sens qu'elle respire mal. Elle halète à chaque mot, et ses phrases se terminent dans une sorte d'expiration rauque.
Pour la première fois, elle me parle de la mort. "Et si c'était maintenant ? Si c'était la fin ?" Je sens la peur suinter de ses mots. Je ne sais quoi lui dire pour la rassurer, je me sens si dérisoire. Alors je lui répète que je l'aime et que je l'aimerai toujours.
Comme je la comprends ! Le passage de l'autre côté serait beaucoup plus simple si elle s'endormait tranquillement, sans angoisse et sans cette impression d'étouffer.
Ma grand-mère maternelle, 94 ans, va être hospitalisée d'urgence. Le médecin réserve son pronostic. Il n'y a plus grand-chose à faire pour elle, d'après lui. Moi je crois en sa force de vie. Elle nous a déjà surpris plusieurs fois, malgré des diagnostics plutôt alarmistes.
La rentrée des classes et mon boulot passent soudainement au second plan. Je vais aller la voir. Le plus vite possible.
Elle représente tellement pour moi.
Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 10:23
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux - Communauté : Les chapitres de ma vie
Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires
Avant, il n'y en avait pas ou si peu ...
Je me souviens que toute petite, je les considérais avec une sorte de pitié, comme des enfants malades, des enfants à qui il manquait un quelque chose qui me paraissait être l'essentiel, moi fille d'un couple uni. Oui, ces enfants de couples divorcés qui cachaient ces allers et venues embarrassants entre "chez papa" et "chez maman". Je me disais qu'il fallait être gentil avec eux, qui devaient forcément être malheureux puisqu'ils ne vivaient pas comme la plupart d'entre nous.

Aujourd'hui, la longue liste des enfants de couples séparés est légion. Les dossiers scolaires sont remplis d'adresses différentes et de numéros de téléphone à la pelle pour chacune de leur maison. De tantes, grands-mères ou assimilées et multiples nounous pour toutes les situations de semaine paire ou impaire. Petits enfants-valises qui trimballent pyjamas et doudous dans de charmantes petites valises à roulettes en fin de semaine à l'école, qui oublient le cahier du jour "chez papa", le cahier de texte "chez maman", et vous racontent à l'envie que la nouvelle amie de papa a amené son demi beau-frère du côté de tonton Paul, tout en rigolant, parce qu'il est chouette ce tonton Paul qu'on n'aurait jamais connu sans tout ça.
La pauvre Aliénor en perd son latin, elle, petite fille de famille mariée avec enfants bien sous tous rapports. Elle qui n'a qu'une seule maison, dans un seul endroit, avec un seul papa et une seule maman et qui écoute ses camarades lui vanter les avantages du divorce. Parce que quand on est divorcé, on a deux maisons, deux chambres, deux séjours en vacances, deux familles avec plein de cousins en plus et le mieux, deux fois plus de cadeaux à Noël !
Elle en a les larmes aux yeux Aliénor, parce que pour un peu, elle trouverait sa vie à elle un chouilla ennuyeuse.
Alors c'est pour ça que l'autre jour, elle a gentiment demandé à sa maman si elle ne pourrait pas divorcer un petit peu. Parce que comme ça, Aliénor serait enfin "comme les autres"...
Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 10:00
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux - Communauté : La communauté pédagogique
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Je suis très en colère.

J'ai appris aujourd'hui en regardant les informations que je suis une personne dangereuse.

En effet, un tribunal du sud de la France vient de refuser la garde de ses enfants à un père, sous l'odieux prétexte qu'il est diabétique insulino-dépendant. Parce qu'il pourrait faire un malaise en présence de ses enfants, dans la voiture, ou même dans la rue, ou encore dans sa vie de tous les jours. Et que du coup, il pourrait bien mettre ses enfants en danger dans ces cas-là !

Alors je pense qu'il est temps de vous prévenir tous :
je suis diabétique.
Donc dangereuse.
CQFD.

Le pire de tout ça, c'est que j'ai des enfants, quatre en tout, dont on ne m'a pas encore retiré la garde, j'enseigne aux enfants des autres dans des écoles pleines d'enfants, et je les mets tous les jours en danger, parce que figurez-vous je pourrais bien faire un malaise un de ces jours. En leur présence. Et que je risque de les terroriser. Comment est-ce possible que j'enseigne encore d'ailleurs ?? Et dire que ça fait 15 ans que ça dure... Il faudrait peut-être me dénoncer ?

Quant à vous, chers lecteurs, attention à vous. Je suis dangereuse. Il n'a pas encore été prouvé que le diabète est contagieux, mais qui sait ? Et si je fais un malaise, je pourrais bien gâcher votre vie ou vous traumatiser ?

Fuyez, je vous le dis, les personnes malades c'est pas bon à cotoyer ...



Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 15:41
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux - Communauté : Les chapitres de ma vie
Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires
Quelques longues minutes passées adossée au comptoir sans âme, un bureau sombre d'où l'homme me regarde bizarrement. Il a du mal à comprendre mes yeux au bord des larmes. Il est un peu gêné parce qu'il n'a pas été agréable au moment de mon arrivée. "Perdue ? N'avez que la redéposer, c'est tout !"
Mais quelques mots ont suffi pour qu'il comprenne qu'il ne s'agit pas d'une plainte pour un vol de vélo, loin s'en faut. Alors il a pris les choses en main, et me rassure pendant qu'il tapote le clavier de son ordinateur.
Pourtant, il me faudra revenir plusieurs fois. Enfin, quelques jours plus tard, il me sourit, il l'a retrouvée. Mon sourire larmoyant le rassure à moitié. De suite, il me parle doucement en m'expliquant les prochaines démarches. Non, il ne va pas me laisser encore deux ans sans nouvelles. Oui, il suffira de lui téléphoner directement. Et non, il ne faut pas stresser, rien n'est classé, l'affaire est en cours.
Je referme doucement la porte, traverse la grande cité de verre et d'un pas un peu plus léger, je retourne à ma vie quotidienne. Le soleil darde un rayon vers moi. C'est sûr, je vais aller mieux...

A tous et toutes, juste un mot pour vous dire combien vos mots gentils, doux et réconfortants m'ont touchée, combien je vous garde au chaud au fond de mon âme et de mon coeur... merci...
Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 21:48
- Par Naturella - Publié dans : mots et maux
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés