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Venez  faire quelques pas avec moi sur la route de ma vie...

naturella

Naturella s'en va ... Elle ferme ces quelques pages qui lui furent douces à un moment où elle ressentait un grand besoin d'écrire. Aujourd'hui une page se tourne. La nouvelle Naturella est en marche. Elle laisse ici les textes qu'elle a tant aimé commenter avec vous tous.

 

Merci à tous ceux qui sont venus faire quelques pas avec moi sur la route de ma vie :-) je vous aime.

 

 

Natu

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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 12:42
- Par Naturella - Publié dans : naturella
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Je monte les escaliers. La salle est encore dans la pénombre, mais déjà bien remplie. Têtes grises et têtes blondes se côtoient sans souci. Les intruments délaissés attendent sur la scène. Je sais déjà que je vais passer un excellent moment et je m'en réjouis. Tous les ans, l'audition de percussions des élèves du conservatoire est un moment incontournable, toujours original et animé. Les spectateurs ne s'y trompent pas et bientôt, il ne reste plus une seule place assise. Je suis plutôt émue de voir mon grand ado de fils s'avancer sur scène et s'éclater à jouer avec tous ses amis du cours de percus. Le spectacle est enthousiasmant et de plaisir, j'applaudis en hurlant bravo, bravo, très spontanément.

Sur la scène, numéro 3 me fait les gros yeux ... et quelques minutes plus tard, m'ayant rejointe, il me déclare :

" Maman, arrête de crier comme ça quand tu aimes bien les concerts, j'ai honte !!"

" Mais mon chéri, je ne crie pas je suis contente alors je l'exprime ! Et puis il n'y a que toi qui saches que c'est moi qui crie comme ça ..."

"Ah ben non, tu penses, mes copains t'ont repérée, tous les ans, tu es la seule à faire le cirque !"

 

Je suis peut-être un peu trop spontanée quelquefois... :-)

Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 17:00
- Par Naturella - Publié dans : naturella - Communauté : Les chapitres de ma vie
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Que 2011 soit une belle année pour chacun et chacune,

dans la paix, la sérénité et la santé !

Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 22:23
- Par Naturella - Publié dans : naturella
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Il y a quelques jours, dans une ville en France, une affiche, avec une jeune fille superbe, sur la vitrine d'un gymnase, disait :

 « CET ÉTÉ ... VEUX-TU ÊTRE SIRÈNE OU BALEINE ? »


Il paraîtrait qu'une femme d'âge moyen, dont les caractéristiques physiques ne sont pas connues, a répondu à la question publicitaire en ces termes :

"Chers Messieurs de la publicité "sirène ou baleine",

Les baleines sont toujours entourées d'amis (dauphins, lions marins, humains curieux).
Elles ont une vie sexuelle très active, elles ont des baleineaux très câlins qu'elles allaitent tendrement. Elles s'amusent comme des folles avec les dauphins et s'empiffrent de crevettes grises. Elles jouent et nagent en sillonnant les mers, en découvrant des lieux aussi admirables que la Patagonie, la mer de Barens ou les récifs de Corail de Polynésie.
Les baleines chantent très bien et enregistrent même des CD. Elles sont impressionnantes et n'ont d'autres prédateurs que l'homme. Elles sont aimées, défendues et admirées par presque tout le monde.

 Les sirènes, elles, n'existent pas !!! Et si elles existaient, elles feraient la file dans les consultations des psychanalystes  parce qu'elles auraient un grave problème de personnalité :  « femme ou poisson ??? ». Elles n'ont pas de vie sexuelle parce qu'elles tuent les hommes qui s'approchent d'elles. Comment feraient-ils d'ailleurs ?!? Donc, elles n'ont pas d'enfants non plus... Elles sont jolies, c'est vrai, mais isolées et tristes...
En outre, qui voudrait s'approcher d'une fille qui sent le poisson ???

Moi c'est clair, je veux être une baleine !!!


Bien à vous,


Une adorable baleine.


PS : À cette époque où les médias nous mettent dans la tête l'idée que seulement celles qui sont minces sont belles, je préfère profiter d'une glace avec mes enfants, d'un bon dîner avec un homme qui me fait vibrer, d'un café et de gâteaux avec mes amis.
Avec le temps, nous gagnons du poids parce qu'en accumulant tant d'informations dans la tête, quand il n'y a plus d'autre emplacement, il se redistribue dans le reste du corps, donc nous ne sommes pas grosses, nous sommes énormément cultivées. ^_^
A partir d'aujourd'hui, quand je verrai mes fesses dans un miroir je penserai :  mon Dieu, que je suis intelligente !!! "

 


Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 10:49
- Par Naturella - Publié dans : naturella
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J'ai le sourire aux lèvres ...
Se prendre pour une star de temps en temps, ça fait un bien fou ....

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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 15:34
- Par Naturella - Publié dans : naturella - Communauté : Les chapitres de ma vie
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Aujourd'hui, c'est l'automne.
D'habitude, cette journée me laisse presque triste de devoir laisser
l'été s'en aller, et le soleil.
Mais pas aujourd'hui.
Une douce chaleur envahit encore le jardin, les framboises mûres attendent qu'on les cueille, elles se dégusteront en crumble avec quetsches et bananes.
Mon esprit et mon corps apprécient ce jour comme jamais et un sourire semble s'éterniser sur mes lèvres.

Ce n'est pas seulement à cause de cette fin d'été.
La thérapeute m'a dit ce matin que je pouvais suivre ma route sans elle, qu'enfin j'avais libéré mon esprit de cette agression, que j'en sortais différente, certes, mais peut-être plus ancrée sur le chemin de ma vie et de mes envies.
Oui, cette sensation de paix, je la mesure depuis quelques temps.
C'est bien. Tout cela est définitivement derrière moi.
Je suis une survivante.



Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 13:40
- Par Naturella - Publié dans : naturella - Communauté : Les chapitres de ma vie
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La maison est silencieuse. Les allers et venues des enfants à l'étage ont cessé depuis belle lurette. Par la fenêtre entrouverte, on entend gronder l'orage. Le vent s'est levé, une douce fraîcheur envahit la pièce. Quelques éclairs illuminent la chambre. Peu de temps après, la pluie tambourine à grosses gouttes sur la fenêtre de toit.
Je compte les secondes pour essayer de savoir où se trouve cet empêcheur de dormir en rond. Comme toujours, une sourde angoisse m'envahit. Je n'aime pas les orages.
Dans mon lit, je tourne et me retourne. Impossible de fermer l'œil. Je me relève tant bien que mal et clopine jsuqu'à la chaîne pour mettre en marche un peu de musique relaxante. Ce n'est qu'à ce prix-là que je pourrai m'endormir. L'effet n'est pas immédiat mais au moins je suis plus calme.
Je pense à mon jardin desséché qui doit se réveiller sous les gouttes, je pense à la fraîcheur de l'air qui fait du bien, je pense à la journée de calme qui m'attend demain, je pense aux balades que je ferais bien, mon esprit s'évade dans un coin de nature... mes yeux se ferment.
L'orage gronde toujours...


Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 10:47
- Par Naturella - Publié dans : naturella
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Quelques nouvelles !
Je vais bien, déjà 3 semaines d'écoulées et encore 3 semaines de plâtre. Je tiens le coup, le moral aussi.
Une petite photo de mon nouveau plâtre, en résine, donc plus léger, et qui résiste encore et toujours aux tags que voudraient me faire mes élèves !
J'ai repris le boulot depuis 2 semaines déjà, et j'en suis ravie. Les collègues sont sympas et s'occupent de monter et descendre les élèves dans les escaliers, faire mes surveillances de récré ...
Je n'ai pas arrêté le chant, concert bientôt ;  pour le moment, je cherche encore dans quelle position je vais chanter. Assise, debout, semi-assise, genou sur un tabouret, ... bref de quoi m'occuper ^_^
Merci de vous inquiéter de ma santé !
je vous embrasse
Naturella

Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 14:41
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Le soleil se fait timide, les nuages défilent vite. Le fond de l'air est frais, il est encore tôt.
Nous avons rendez-vous devant les grilles. Devant nous s'égrennent les familles venues visiter un parent.
La pièce d'accueil se remplit à vue d'œil. Il nous faudra attendre notre tour.
Notre guide est enfin là, il nous donne les dernières recommandations puis nous entrons. La nuit a été mauvaise. J'ai eu des visions de portes, de clés et de visages vides apeurés. Pourtant cette angoisse m'a quittée. A cet instant, je ne ressens pas de crainte, mais plutôt de la curiosité.
On nous demande nos cartes d'identité. On nous les rendra au retour. Nous passons dans la salle d'accueil puis dans le sas de contrôle. Sous le portique métallique, mon passage allume les lumières rouges et une sonnerie stridente retentit. Le gardien me demande de retirer mes chaussures. Je repasse de nouveau sous le portique. Et rebelote ! Cette fois, on me demande de retirer ma ceinture. Enfin, je peux passer, non sans laisser là mon portable : ils sont totalement interdits dans l'établissement. Nous sommes douze, en chaussettes, et tenant nos pantalons, dans le sas d'une prison française... La situation est tellement étrange !
Nous quittons le sas, et commence alors la valse des portes, des grilles et des trousseaux de clés. La prison est à ciel ouvert, pas de couloir sombre, pas de grille à lourds barreaux, mais plutôt une sorte de grillage solide et extrêmement haut. L'espace reste entier, le ciel est visible, pas de sentiment d'oppression. Puis nous commençons à rencontrer les premiers détenus. Ils nous dévisagent, tant de femmes dans une prison d'homme ! La plupart d'entre eux n'en ont pas tenu dans leurs bras depuis des dizaines d'années... Les consignes sont de rester groupés et de ne pas nous éloigner de notre guide. Pourtant, je ne ressens pas d'inquiétude. Les détenus nous saluent très poliment et pour certains même nous sourient. Nous passons par une cour gigantesque, très gazonnée. Des espaces sont délimités par des grillages hauts, de couleur verte.  A l'intérieur, certains jouent à la pétanque, d'autres jardinent dans un immense potager, d'autres encore se promènent bras dessous bras dessus, riant et jouant de leurs muscles. Ils se retournent sur notre passage.
Enfin nous rejoignons l'école, lieu où nous avons rendez-vous avec cinq détenus pour enregistrer un disque. Cela fait des semaines que nous travaillons en préparation de cette expérience. Nous avons répété les chants ensemble, ils ont fait la même chose de leur côté. C'est notre première rencontre, deux autres sont prévues dans le mois qui vient.
Nous entrons dans l'école. Les salles de classe ressemblent à des classes normales, affichages au mur de conjugaison ou de maths, un peu d'anglais, une salle d'informatique sans internet, des affichages divers, pourtant la différence est visible : d'énormes serrures bleues envahissent chaque porte.
La plus grande salle a été organisée et décorée pour notre venue : projecteurs, caméra, sièges, pupitres, régie son. Tout est prêt pour l'enregistrement.
Et ils sont là, nos cinq partenaires. Tous très différents physiquement. L'un est petit et moustachu, l'autre est grand et musclé avec des cheveux longs, un troisième est tout jeune. Ils sentent le savon et les cheveux ont été brossés. Ils ont des chemises propres et sont empruntés comme des enfants endimanchés...
La première chose qui me vient à l'esprit, c'est que rien ne les différencie de nous. Ce papy, à côté de moi, pourrait être le grand-père de mes enfants. Il a l'accent chantant du sud de la France et le sourire assez franc. Mais la vigilance est de mise. Ce ne sont pas de petits délinquants. Nous ne savons pas grand-chose de leurs condamnation, nous savons juste qu'ils sont là pour des peines de très longue durée. Le plus jeune est là pour 30 ans. Certains ont assassiné ou violé...
Pour l'heure, cela ne nous intéresse pas. Nous venons partager la passion du chant avec eux. Un journaliste est entré avec nous. Il prend des photos, nous interwieve. Des sourires timides arrivent, les langues se délient un peu. Le contact s'établit. Nous chantons ensemble. Les regards se croisent.
A la pause, nous discutons en partageant les gâteaux que nous avons amenés. Ils nous racontent leur vie dans cette prison où les cellules sont ouvertes huit heures par jour, et où la circulation des détenus est libre quoiqu'étroitement surveillée. Ils évoquent avec fierté les cours d'arts plastiques et les séances d'échecs, les expositions, les permissions, les familles qui sont loin, les légumes de leur potager, les études qu'ils ont reprises, les amitiés qu'ils se sont faites, leurs espoirs pour la sortie.
L'émotion est palpable chez un détenu, est c'est avec des larmes qu'il nous met en garde. Il est heureux de voir que nous ne le jugeons pas pourtant ,comme il dit, le dérapage hors des lois de la société est rapide. L'instant d'avant, on est un citoyen normal, puis le lendemain, on fait LA bêtise qui vous emmène droit en prison sans passer par la case départ.
Il est 11h30, déjà les détenus doivent nous quitter pour rejoindre leurs cellules : ils mangent isolément et enfermés. On se dit au revoir et on se promet de se revoir dans 15 jours. Nous sortons, sans escorte, et repassons pas la cour gazonnée. Nous croisons d'autres détenus qui nous saluent, c'est irréel, tellement loin de ce que nous imaginions. Nous passons par les même grilles, les "clang" des serrures électriques retentissent. Nous reprenons nos téléphones et nos cartes d'identité. En quelques minutes, nous sommes "dehors", nous reprenons pied dans notre réalité. Devant nous, les familles ont quitté les parloirs, de tout petits enfants, des mères, des pères, habitués à ces rencontres hebdomadaires...
L'expérience a été forte.
Je sais que cette prison est particulière, que toutes les conditions de vie en milieu carcéral ne sont pas à la même hauteur que celle de cette prison. Pourtant, je ne suis pas émue. Je n'oublie pas que ce sont des condamnés. Je n'oublie pas qu'ils payent leur dû à la société.
Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 20:48
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Il était pape. Il soulevait les foules, donnait l'envie de croire. Il a laissé une Eglise plus courageuse, plus libre, plus jeune. Une Eglise qui, selon son enseignement et son exemple, regardait le passé avec sérénité et n’avait pas peur de l’avenir. Il rappelait les dogmes aux Hommes mais savait les adapter pour que le monde actuel survive au mieux.
Puis il a quitté ce monde. Laissant les croyants un peu orphelins.
Il s'appelait Jean-Paul II.

Aujourd'hui, une espèce de cinglé intégriste a pris sa place. Ce type profère des propos irresponsables qui mettent le monde en ébullition : il croit qu'il est Dieu tout puissant sur Terre et qu'il peut juger à sa guise. Il ajuste les dogmes à sa propre pensée. Réintégration dans l'Eglise de prêtres négationnistes, excommunication de la maman d'une petite brésilienne violée et de l'équipe médicale qui lui a sauvé la vie, et aujourd'hui encore condamnation du préservatif dans la lutte contre le sida.

Les croyants se terrent, ont honte. Et moi avec.
Après toutes ces époques agitées où l'Eglise s'est rendue coupable de crimes, il était temps de rester à sa place et de prier pour le monde, non pas de le frapper par derrière.

Cette phrase me plaît plus que tout, et c'est elle que je veux suivre :
"Je ne suis pas dans la pierre de vos églises, je suis sous la pierre du chemin ou sous la mousse de l'arbre..."
Pour ceux qui croient, Dieu est partout au fond des coeurs et surtout pas là où on veut bien nous dire qu'il est.



Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 17:25
- Par Naturella - Publié dans : naturella - Communauté : Les chapitres de ma vie
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